Consultation citoyenne – Comment enseigner l’Histoire dans l’Europe en paix ?

Comment enseigner l’Histoire dans l’Europe en paix ? J’ai le plaisir de vous inviter à la consultation citoyenne que j’organise, vendredi 5 octobre, qui sera introduite par Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes.

J’aurai le plaisir d’y accueillir Edouard Husson, historien et vice-président de l’Université PSL, Steffen Sammler, de l’Institut Georg Eckert de Brunswick, Guillaume Le Quintrec, responsable du manuel d’histoire franco-allemand, Laurence Bragard, de la Maison de l’Histoire européenne, et Louis de l’Escalopier, porteur du projet citoyen EU Stories.

Cette consultation, qui accueillera par ailleurs des lycéens de plusieurs établissements franciliens, se tiendra vendredi 5 octobre au Consulat de la Gaîté à Paris, à partir de 14h30 (entrée libre).

[VIDEO] COUP D’ARRÊT AU POPULISME DÉMAGOGIQUE

COUP D’ARRÊT AU POPULISME DEMAGOGIQUE

 

Aucun gouvernement n’avait osé, le Parlement de Strasbourg l’a fait : à une majorité écrasante de deux tiers des voix, il a ouvert la procédure exceptionnelle de sanctions contre le gouvernement hongrois de Viktor Orban.

Le pouvoir enivre. Le pouvoir trop longtemps détenu sans contrepoids solide et sans opposition crédible peut faire basculer peu à peu les esprits les mieux trempés dans la tentation autoritaire.

Il y a trente ans, Viktor Orban était le jeune héros de la lutte anti-communiste à Budapest. Il est maintenant dans son quatrième mandat de Premier ministre. Ignorant désormais tous les garde-fous démocratiques, il place des hommes à lui partout, dans les fonctions publiques, dans l’économie, dans les médias, dans tous les tribunaux, dans les universités. Il entretient une campagne aux accents antisémites contre le mécène américain Georges Soros, qui finança pourtant ses débuts politiques. Il entretient la nostalgie revancharde chez les magyarophones des pays voisins. Bref, il considère que la majorité parlementaire lui donne tous les droits, alors même que le régime démocratique est conçu pour protéger la minorité contre la dictature d’une majorité. Or cette tentation autoritaire se propage aujourd’hui comme un virus sans frontières.

C’est pourquoi, le vote massif du Parlement est un revers sévère pour un dirigeant qui se présentait comme un leader de la nouvelle Europe. S’y ajoute la mise en minorité au sein même de sa propre famille politique, le PPE, qui met fin à ses rêves de hold-up sur les droites modérées d’Europe.
Lire la suite…

Debout l’Europe! – Réaction d’Alain Lamassoure à la suite des votes en plenière sur la Hongrie et le droit d’auteur

« C’est un grand jour pour l’Europe. Le Parlement européen a voté massivement pour défendre le droit d’auteur contre les GAFA, puis pour donner un sévère coup d’arrêt au populiste Viktor Orban. Debout l’Europe ! » a déclaré l’eurodéputé PPE-FR Alain Lamassoure.

 

Le mercredi 12 septembre, le Parlement européen a voté en faveur de la réforme du droit d’auteur portée par le rapporteur Axel Voss (438 voix en faveur, 226 contre et 39 abstentions). Le texte sera ensuite négocié entre les représentants de la Commission, le Parlement européen et le Conseil afin de déboucher sur un texte de compromis.

Le Parlement européen s’est aussi prononcé sur le rapport de Judith Sargentini qui invite le Conseil à constater s’il existe un risque clair de violation grave, par la Hongrie, des valeurs visées à l’article 2 du traité UE et à adresser à la Hongrie des recommandations appropriées à cet égard (procédure de l’article 7.1). La résolution qui nécessitait une majorité des 2/3 soit 430 voix est passée avec 448 votes pour et 197 contre (et 48 abstentions).

Plenière – Intervention sur la sortie de crise de la Grèce

 

INTERVENTION DEVANT LE P.M. TSIPRAS

 

 

Rendons hommage à la Grèce et aux efforts du peuple grec pour les résultats accomplis !

 

Mais c’est aussi l’occasion de reconnaître que l’U.E. porte une part de responsabilité dans la durée des épreuves dont a souffert la Grèce.

 

Deux enseignements sont particulièrement à retenir.

 

Le premier, c’est qu’il n’y a aucune raison pour que l’impossibilité d’un Etat central de rembourser sa dette se traduise par la sortie de son pays de sa zone monétaire. La Californie, New-York, Puerto Rico ont été en faillite. Personne ne s’est donné le ridicule de proposer de les exclure de la zone dollar. Il y a huit ans, nous avons commis une énorme erreur de diagnostic. Ce manque de sang-froid a beaucoup nui à la Grèce, comme à la zone euro.

 

Deuxièmement, la crise aurait duré moins longtemps si le marché unique des capitaux avait vraiment existé. Depuis déjà plusieurs années, il existe en Europe du nord une épargne considérable qui était prête à s’investir dans les projets de nouvelles PME grecques. Mais les régulateurs nationaux ont veillé à ce que la «bonne épargne » du nord n’aille pas se pervertir dans les régions du Club Med. Sachons en tirer les leçons !

 

 

 

L’Opinion, 11/09: «Mais au fait, quelle est la famille politique européenne d’Emmanuel Macron ?»

Via L’Opinion, Isabelle MArchais

Photo SIPA Presse

Le Parti populaire européen, tiraillé entre des forces contradictoires, encourt-il un risque de scission ?

Non. Le PPE est une famille de partis nationaux fédérés, depuis trente ans, autour de la démocratie chrétienne allemande et de son slogan, l’économie sociale de marché. Aucun parti membre ne prendra le risque de se couper de Berlin. Sauf si la CDU et la CSU venaient à divorcer. Mais, malgré les tensions récentes, leur alliance est un des piliers de la démocratie allemande.

 

Comment expliquer que le PPE se soit toujours refusé à exclure de ses rangs le Premier ministre Viktor Orban, chantre de l’illibéralisme ?

Tout d’abord par l’habileté d’Orban, et sa tactique du faisan : deux pas en avant pour franchir les lignes rouges, un pas de côté et un demi pas en arrière pour faire croire que l’on a reculé. Ensuite par la pusillanimité des dirigeants du PPE : on garde la brebis galeuse espérant la guérir, sans voir combien la gale est contagieuse.

 

Cette stratégie pourrait donc contribuer à renforcer les nationalistes ?

 

Bien sûr. Si on garde dans la famille un parti qui en viole allègrement les valeurs, au nom de quoi critiquer une position comparable chez d’autres, voire accepter de nouveaux membres de même acabit ? Le fruit avarié gâte les autres.
Lire la suite…

Crise des migrants en Italie : “Le ridicule le dispute à l’odieux” (Franceinfo)

Retrouvez mon interview chez Franceinfo d’hier soir ci-dessous.

 

franceinfo : Quel est le message envoyé à l’Italie par les dix pays européens : vous n’êtes pas les maîtres de l’Europe ?

Alain Lamassoure : Oui, bien entendu. La méthode de l’ultimatum consistant à dire “Il faut que les autorités européennes décident, sinon nous ne participons plus au financement de l’Europe” est ridicule. Ça n’a jamais fonctionné et c’est contre-productif. C’est un bateau des garde-côtes italiens et on ne va pas se lancer, chaque fois qu’un bateau amène des migrants dans un port italien, dans une négociation pour savoir comment on va répartir les personnes entre les 27 pays européens

Pour vous, c’est donc une affaire italo-italienne ?

C’est une affaire qui devient italo-italienne. Le ridicule le dispute à l’odieux. C’est odieux vis-à-vis de ces malheureux et c’est totalement ridicule. D’ailleurs, au sein même du gouvernement italien de coalition, les tensions deviennent maintenant très fortes. On a l’impression, vu de l’extérieur, qu’en réalité ils préparent de prochaines élections italiennes parce que cette coalition ne durera pas. Elle va exploser au plus tard au moment de la présentation du budget de l’année prochaine, pour lequel il y a des idées totalement opposées entre les partis. Au fond, Matteo Salvini profite de la popularité que lui a donnée sa position démagogique vis-à-vis des migrants pour essayer d’améliorer sa situation électorale.
Lire la suite…

Vestager: “Elle a le cran que les autres n’ont pas eu ; il faut lui dresser une statue !”, Ouest France

Margrethe Vestager. « Elle n'a de comptes à rendre à personne », juge Alain Lamassoure.

© Bruno Teixeira Pires

Margrethe Vestager, la bête noire des multinationales

Elle fait frémir Google, Apple, Amazon, Engie… Commissaire européenne à la Concurrence, la Danoise traque sans pitié les abuseurs. Celle qui a inspiré la série Borgen est pressentie pour un autre rôle : la présidence de la Commission européenne.

Elle est venue sans son tricot. « Je ne le sors que dans les réunions techniques, sourit avec malice Margrethe Vestager. Pour me concentrer, c’est plus efficace que de pianoter sur un téléphone. » Elle dit tenir ça d’un prof de maths qui s’asseyait en tailleur sur son bureau et tricotait à longueur de cours. « C’est très danois, non ? Nous sommes des gens calmes. »

Calmes et déterminés. Le groupe français Engie est le dernier à en avoir fait les frais. Le géant de l’énergie vient de se voir infliger 120 millions d’euros d’amende pour des avantages fiscaux indûment perçus au Luxembourg. C’est Margrethe Vestager et ses 900 inspecteurs de la Commission européenne à la Concurrence qui ont mené l’enquête.

Engie conteste. Le Luxembourg aussi. Pas de quoi faire plier cette fille de pasteurs luthériens. Économiste de formation, elle a élevé trois gamines tout en devenant la plus jeune ministre danoise, à 29 ans. Autant dire qu’elle en a vu d’autres.
Lire la suite…

Page 2 sur 10512345...102030...Fin »