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Brexit : la preuve par l’absurde

 

Il y a 18 mois, le peuple anglais a décidé de quitter l’Union européenne. Il voulait récupérer sa pleine souveraineté. C’est-à-dire toute sa puissance, son influence mondiale, sa capacité d’agir seul vis-à-vis des autres grands de la planète. Fort bien.

Mais les Anglais se retrouvent devant un dilemme diabolique.

Leur première force économique, c’est la City de Londres. La City a réussi à être la première place financière de la zone euro, alors même que le Royaume-Uni n’était pas dans la zone. Mais cela n’a été possible que parce que le RU était membre de l’U.E. : toutes les règles de l’Union en matière financière, bancaire, produits financiers, marchés financiers, normes prudentielles, assurances étaient applicables à Londres. Ces règles devaient beaucoup au savoir-faire des diplomates, ministres et parlementaires britanniques à Bruxelles. Mais voilà que le Royaume quitte l’Union. Alors, de deux choses, l’une.

Ou bien, enivrée du triomphe de sa souveraineté retrouvée, l’Angleterre se dote désormais de ses propres règles bancaires et financières. Mais alors l’aire d’influence de la City se rétrécira inexorablement à la seule Grande-Bretagne. Comme la livre sterling, autrefois monnaie mondiale, s’est rétrécie aux seules îles britanniques. Car les banques, les opérateurs, les investisseurs américains, arabes, chinois et même anglais désireux de profiter du grand marché européen s’envoleront immédiatement vers le continent, où se trouve l’eldorado. Suivant l’exemple du gendarme des banques, l’Autorité bancaire européenne, qui est en voie de transfert de Londres à Paris.

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“Je suis ici car il s’agit d’une cause juste” : participation à la manifestation du 9 décembre pour les prisonniers basques et la paix au Pays basque.

J’ai participé à la manifestation du samedi 9 décembre à Paris appelant à l’application du droit commun pour les prisonniers basques dans le cadre de l’approfondissement de la paix dans le Pays basque.
Extrait de l’article :
“Derrière la première pancarte, portée par des élus de toutes tendances et par des Artisans de la paix, l’eurodéputé conservateur Alain Lamassoure fait remarquait que “du point de vue de l’héritage en matière de droits de l’Homme partagé par tous les Etats de l’UE”, les demandes d’application du cadre légal ordinaire aux prisonniers basques font sens. Et d’ajouter de façon plus explicite : “Je suis ici car il s’agit d’une cause juste.””
http://www.naiz.eus/eu/actualidad/noticia/20171210/11-000-personas-llevan-hasta-paris-la-entente-vasca-por-los-presos

« Elections européennes : “Il faut donner le pouvoir aux citoyens” »

Tribune publiée sur le site du journal Le Monde, lundi 27 novembre 2017

Emmanuel Macron s’est engagé à fond dans la relance du projet européen. Le hasard du calendrier lui donne une occasion inappréciable de réconcilier d’un coup les Français qui hésitent avec l’Europe. Ou de les en décourager durablement. Car il se trouve que la réforme régionale intervenue en 2015 va obliger la France à revoir le mode d’élection de ses députés européens.

« Les députés européens français sont moins des élus du peuple que des lauréats choisis par les directions de parti pour récompenser des fidélités ou éloigner des rivaux »

En effet, les 74 eurodéputés français actuels ont été élus dans huit immenses circonscriptions, découpées en fonction des anciennes régions. Dans ce cadre, les citoyens étaient appelés à voter en bloc pour une des listes dont les noms et la hiérarchie des candidats étaient décidés souverainement par les partis. Chacun admet les imperfections du système. En pratique les députés européens français sont moins des élus du peuple que des lauréats choisis par les directions de parti pour récompenser des fidélités ou éloigner des rivaux. Comment s’étonner si les électeurs les méconnaissent, si les « vrais élus » les méprisent, ou si les médias ne s’intéressent qu’à ceux qui, parmi eux, sont restés investis dans la politique nationale ? C’est une parodie de démocratie.

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L’intérêt de toute l’Europe, c’est que l’Allemagne sorte le mieux possible de cette crise politique

L’Union européenne semblait sur la voie des réformes, mais avec la crise politique en Allemagne, les Européens et notamment Emmanuel Macron ont peur que le calendrier soit remis en cause.

L’Allemagne entame mardi des consultations pour sortir de l’ornière politique après le camouflet retentissant subi par Angela Merkel pour former un gouvernement. Une incertitude outre-Rhin qui inquiète le reste de l’Europe. A Bruxelles, les nouvelles venues de Berlin font l’effet d’une douche glacée.

Personne n’avait anticipé un affaiblissement de Merkel. L’Union européenne semblait sur la voie des réformes, les Européens et Emmanuel Macron le premier ont peur que le calendrier soit remis en cause. Car que ce soit sur l’avenir de la zone euro ou sur la politique migratoire, la Commission européenne attend depuis des mois qu’il y ait un interlocuteur fort à la chancellerie pour avancer. Et personne n’avait anticipé un affaiblissement d’Angela Merkel.

Les planètes française et allemande ont décidément du mal à s’aligner, soupire au micro d’Europe 1, l’eurodéputé Alain Lamassoure. “Pendant cinq ans, malheureusement, le moteur allemand tournait à plein régime et le moteur français était quasiment éteint. Là, il y a une incertitude sur le moteur allemand au moment où le moteur français s’est rallumé avec le président Macron”, constate-t-il. “L’intérêt de toute l’Europe, c’est que l’Allemagne sorte le mieux possible de cette crise politique”. Lire la suite…

Intervention lors du débat en séance plénière du Parlement européen consacré aux Paradise Papers, à Strasbourg le 14 novembre 2017

 

De Luxleaks aux Paradise Papers, les scandales qui ont ému l’opinion ont montré qu’au sein de la famille européenne, nous avons désormais deux devoirs.

D’abord, un devoir moral. Mettre fin, une fois pour toutes, aux pratiques par lesquelles certains membres de la famille ont volé le potentiel fiscal de leurs voisins. Attirer les talents ou les investisseurs par des taux bas publiquement affichés et pratiqués relève d’une concurrence fiscale normale. Autoriser, encourager, faciliter, et finalement organiser des montages qui suppriment de fait tout impôt, ce n’est plus acceptable. C’est un outrage contre l’égalité entre les contribuables au sein d’un même pays. Et c’est un outrage contre la solidarité européenne. Ce sont nos valeurs fondatrices communes qui sont bafouées.

Ensuite, un devoir économique. Nous offrons à nos entreprises un espace unique commercial, un espace unique réglementaire, un espace unique monétaire, nous achevons de construire l’espace unique bancaire et financier. Nous leur devons aussi un espace fiscal européen. Il est temps d’abolir les cloisons qui fragmentent le grand marché en 28 espaces fiscaux différents. Les PME en sont les premières victimes.

Le projet ACCIS est la réponse commune à ces deux devoirs. Le Parlement propose d’enrichir le texte de la Commission en posant les bases d’une imposition des plateformes numériques. Pour une fois, l’Union a un temps d’avance sur l’OCDE et sur le Congrès des Etats-Unis. Nous avons l’opportunité rare d’être les pionniers, et donc la première référence mondiale, pour la mise en oeuvre d’une politique majeure adaptée aux besoins du XXIe siècle.

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