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L’intérêt de toute l’Europe, c’est que l’Allemagne sorte le mieux possible de cette crise politique

L’Union européenne semblait sur la voie des réformes, mais avec la crise politique en Allemagne, les Européens et notamment Emmanuel Macron ont peur que le calendrier soit remis en cause.

L’Allemagne entame mardi des consultations pour sortir de l’ornière politique après le camouflet retentissant subi par Angela Merkel pour former un gouvernement. Une incertitude outre-Rhin qui inquiète le reste de l’Europe. A Bruxelles, les nouvelles venues de Berlin font l’effet d’une douche glacée.

Personne n’avait anticipé un affaiblissement de Merkel. L’Union européenne semblait sur la voie des réformes, les Européens et Emmanuel Macron le premier ont peur que le calendrier soit remis en cause. Car que ce soit sur l’avenir de la zone euro ou sur la politique migratoire, la Commission européenne attend depuis des mois qu’il y ait un interlocuteur fort à la chancellerie pour avancer. Et personne n’avait anticipé un affaiblissement d’Angela Merkel.

Les planètes française et allemande ont décidément du mal à s’aligner, soupire au micro d’Europe 1, l’eurodéputé Alain Lamassoure. “Pendant cinq ans, malheureusement, le moteur allemand tournait à plein régime et le moteur français était quasiment éteint. Là, il y a une incertitude sur le moteur allemand au moment où le moteur français s’est rallumé avec le président Macron”, constate-t-il. “L’intérêt de toute l’Europe, c’est que l’Allemagne sorte le mieux possible de cette crise politique”. Lire la suite…

Intervention lors du débat en séance plénière du Parlement européen consacré aux Paradise Papers, à Strasbourg le 14 novembre 2017

 

De Luxleaks aux Paradise Papers, les scandales qui ont ému l’opinion ont montré qu’au sein de la famille européenne, nous avons désormais deux devoirs.

D’abord, un devoir moral. Mettre fin, une fois pour toutes, aux pratiques par lesquelles certains membres de la famille ont volé le potentiel fiscal de leurs voisins. Attirer les talents ou les investisseurs par des taux bas publiquement affichés et pratiqués relève d’une concurrence fiscale normale. Autoriser, encourager, faciliter, et finalement organiser des montages qui suppriment de fait tout impôt, ce n’est plus acceptable. C’est un outrage contre l’égalité entre les contribuables au sein d’un même pays. Et c’est un outrage contre la solidarité européenne. Ce sont nos valeurs fondatrices communes qui sont bafouées.

Ensuite, un devoir économique. Nous offrons à nos entreprises un espace unique commercial, un espace unique réglementaire, un espace unique monétaire, nous achevons de construire l’espace unique bancaire et financier. Nous leur devons aussi un espace fiscal européen. Il est temps d’abolir les cloisons qui fragmentent le grand marché en 28 espaces fiscaux différents. Les PME en sont les premières victimes.

Le projet ACCIS est la réponse commune à ces deux devoirs. Le Parlement propose d’enrichir le texte de la Commission en posant les bases d’une imposition des plateformes numériques. Pour une fois, l’Union a un temps d’avance sur l’OCDE et sur le Congrès des Etats-Unis. Nous avons l’opportunité rare d’être les pionniers, et donc la première référence mondiale, pour la mise en oeuvre d’une politique majeure adaptée aux besoins du XXIe siècle.

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Crise en Catalogne : “On ne l’avait pas anticipée à ce point”

Alain Lamassoure, député européen et vice-président de la délégation française du groupe PPE, a déclaré mercredi 11 octobre sur franceinfo“qu’on n’avait pas anticipé à ce point” la crise en Catalogne. La veille, le président catalan Carles Puigdemont a prononcé un discours devant le parlement où il a promis une indépendance à la Catalogne tout en suspendant son application.

Alain Lamassoure :  Carles Puigdemont a donné l’impression d’un homme accablé par sa victoire qui ne sait pas très bien ce qu’il veut faire et qui n’est pas à la hauteur des événements qu’il a déclenchés. Il annonce l’indépendance, il dit : ‘je suspends sa mise en application pour permettre un dialogue sans lequel rien n’est possible.’ C’est exactement comme si un conjoint annonçait son intention de divorcer en disant : nous allons divorcer mais je préfère un divorce à l’amiable et je préfère qu’on dialogue sur les modalités du divorce. Il n’y a rien à négocier en réalité.

L’Union européenne ne devrait-elle pas passer à l’action ? Les Catalans ont demandé une médiation.

Il est totalement hors de question que l’Union européenne prenne objectivement le parti des Catalans contre Madrid. Je reprends la comparaison d’un couple qui veut divorcer. Lorsque vous avez des amis, des proches, des cousins qui s’envoient de la vaisselle à la figure, vous les appelez au calme mais vous ne prenez pas le parti de l’un contre l’autre. À ce moment-là, vous êtes démonétisés pour jouer un rôle de médiation. Nous, l’Union européenne, nous avons joué un rôle de médiation lorsque l’on nous l’a demandé et de manière efficace dans la crise irlandaise (…). Monsieur Puigdemont annonce qu’il veut se donner du temps pour une négociation mais il ne dit pas que tout est négociable. Quoiqu’il arrive, quelles que soient les modalités d’une médiation, à la fin des fins c’est le divorce et ça évidemment l’Espagne ne peut pas l’accepter, Madrid ne peut pas l’accepter. Lire la suite…

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