Débat en plénière – Rapport coopérations renforcées

Je me réjouis et remercie mes collègues de cette large majorité. C’est le dernier rapport que je présente en plénière après 23 ans passés au Parlement européen. En 1989, je suis entré dans un forum politique limité à une partie de l’Europe à l’Ouest du rideau de fer. Le Parlement que je quitterai dans quelques semaines est un vrai Parlement européen avec une capacité législative.

Je tiens à remercier mes collègues, les collaborateurs du Parlement et des groupes, et mes assistants pour le plaisir d’avoir travaillé avec eux.

Grâce à vous, chers collègues, j’ai appris que l’écoute, le dialogue, le respect mutuel, l’obsession de l’intérêt commun, la recherche de compromis étaient bien plus efficaces que l’affrontement partisan systématique qui caractérise la politique nationale. Beaucoup de nos parlements nationaux et une prestigieuse capitale outre-Atlantique auraient beaucoup de leçons à apprendre ici.

Mon honneur restera d’avoir été un ouvrier anonyme, humble mais fier d’avoir apporté sa pierre à la construction politique qui marquera à jamais l’Histoire de notre continent.

Dans le futur Parlement européen, je souhaite que la majorité qui vient de s’exprimer soit unie pour adapter notre Union aux nouveaux défis du siècle.

Approprions-nous les coopérations renforcées ! – Intervention au Parlement européen

 

Le traité de Lisbonne est une boîte à outils assez largement sous-utilisée. Parmi les procédures qu’elle permet et qu’on n’utilise pas suffisamment : les coopérations renforcées.

La coopération renforcée est une formule qui permet à ceux des pays qui veulent avancer, alors que d’autres seraient plus réticents, dans des domaines importants pour eux, importants pour l’Europe et qui relèvent des compétences partagées, de leur permettre d’agir et d’avancer dans le cadre d’une procédure simplifiée.

Or, il se trouve que beaucoup des défis que l’UE aura à traiter seront difficiles à gérer avec la procédure paralysante de l’unanimité : la sécurité intérieure et extérieure, la politique migratoire, un certain nombre de programmes sociaux, un certain nombre de programmes de recherches ou encore la politique étrangère commune. Il est important de faciliter et d’encourager le recours à cette procédure, c’est l’objet du rapport adopté en commission des affaires institutionnelles.

Le rapport tire l’enseignement de l’acquis des coopérations renforcées qui existent déjà et qui s’appliquent à des domaines complètement différents : règlement de litige des divorces ; parquet européen ; lancement d’une défense commune ; brevet européen ; projet de taxe transaction financière et dans une certaine mesure, l’organisation de la zone euro. Le rapport propose un statut type de la coopération renforcée pour faciliter la tâche à ceux des États-membres qui dans des domaines nouveaux voudraient y recourir.

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Interview dans l’émission “Perri Scope” (LCI)

J’étais ce mercredi 6 février l’invité de Pascal Perri pour l’émission Perri Scope diffusée sur LCI, afin d’évoquer les actualités de la fusion entre Alstom et Siemens mais aussi l’actualité économique plus générale en Europe.

“Naïfs, l’Europe ? Nous sommes les vainqueurs de la bande ! Et je suis navré que personne ne le dise en France. La zone euro est une puissance commerciale plus forte et plus efficace que la Chine ! (…) Quand je jouais au rugby et que je perdais un match, si mon réflexe était de dire que c’était la faute de l’arbitre, j’étais sûr de perdre le match suivant. (…) Il faut des champions dans les domaines stratégiques. Mais cela exige une condition importante, à savoir un véritable budget permettant des commandes publiques de taille européenne. Tant que le budget européen représentera 1% du PIB, nous resterons des agneaux !”

 

LE REPLAY

La campagne des élections européennes : quels thèmes et quels clivages ?

Thèmes, clivages… À quoi pourrait ressembler la campagne des élections européennes ?
 
C’est la question que s’est posé le groupe de travail de l’Institut Jacques Delors présidé par Pascal Lamy et auquel j’ai le plaisir de prendre part aux côtés de Jean-Louis Bourlanges, Pervenche Bérès, Thierry Chopin, Monica Frassoni, Alessia Mosca, Geneviève Pons, Christine Verger et Valentin Kreilinger.
 
Retrouvez la note issue de nos réflexions, publiée le 5 février 2019 sur le site de l’Institut.

Grand Invité dans “Ici l’Europe” – France 24 & RFI

“L’annonce d’une liste de certains gilets jaunes pour les élections européennes me paraît excellente. Si une partie des Français a l’impression que leur voix n’a pas assez été prise en compte, qu’ils présentent en effet des candidats, qu’ils publient un programme et qu’ils se comptent vis-à-vis des autres partis politiques existants ! La démocratie, c’est ça.”

Elections européennes, relations franco-italiennes, négociations du Brexit : Retrouvez l’intégralité de mon intervention dans l’émission Ici l’Europe (FRANCE 24 / RFI) :

LE REPLAY

Intervention en plénière – Prenons garde à la “fake History” !

L’enseignement de l’Histoire, certes, n’est pas une compétence communautaire et ne doit pas le devenir. Mais l’Union ne peut pas se désintéresser de la réapparition, presque partout en Europe, d’un discours de haine dans le débat public.

En deux générations, l’Europe est passée de la damnation de la guerre récurrente à la paix quasiment perpétuelle. C’est un miracle ! Ce miracle n’a été possible que grâce à la construction européenne, car année après année, elle a réconcilié nos peuples en les mobilisant, non plus l’un contre l’autre, mais autour d’un projet commun.

Or, voilà qu’ici ou là, nous formons avec nos enfants une nouvelle génération de nationalistes. On se méfie enfin des “fake news” : prenons garde à la “fake History”, celle qui a joué un rôle si dramatique dans les tragédies du XXe siècle.

Oui, mille fois oui, au récit national. Non au roman national !

Intervention en séance plénière mercredi 16 janvier à Strasbourg.

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