“Le Parlement que je quitte mérite enfin son nom”, DNA, 19/04/2018

“Le Parlement européen que je quitte mérite enfin son nom. Il n’y a presque plus aucune décision au niveau de l’UE qui ne soit prise sans être confirmée, et confirmée en détail, article par article, par les élus du peuple européen. j’ai aujourd’hui le sentiment de quitter un vrai lieu de pouvoir.

La grande lacune, qui est impardonnable de la part des gouvernements qui refusent d’y remédier, c’est le plein pouvoir budgétaire, y compris sur les ressources. Le Parlement vote les dépenses, mais pas les ressources – comme si l’Assemblée nationale ne s’exprimait pas sur les taxes et les impôts. Un Parlement qui définit de grandes politiques et vote les dépenses correspondantes doit être responsabilisé sur la manière de les financer et assumer l’impopularité de l’impôt”.

 

https://www.lalsace.fr/actualite/2019/04/19/le-parlement-europeen-que-je-quitte-merite-enfin-son-nom?fbclid=IwAR3q_L6RwEimArQtSptfm-KG02Mh2U0UGyzlfEfy-EvdWmm5nQHSNiK5JxQ

VIDEO – L’invité du mois: Alain Lamassoure et son expérience du Parlement européen

Je remercie ma collègue Nathalie Griesbeck de m’avoir invité à partager mon expérience du Parlement européen lors de sa newsletter de la dernière session plénière.

Je suis entré au Parlement pour la première fois en 1989. C’était un forum de débats mais il n’avait pas les pouvoirs d’un Parlement. Aujourd’hui, le Parlement que nous quittons est un lieu de pouvoirs, un lieu où l’on décide. J’ai été maire, conseiller régional, député national, membre du gouvernement et député européen: je considère que j’ai pu avoir, en tant que député européen, une influence beaucoup plus grande que dans tous mes mandats antérieurs, y compris au gouvernement français!

📌 Mon coup de cœur: J’ai eu 2 grands moments d’émotion qui ne sont pas liés à ce que nous avons voté: le moment de recueillement après les attentats de Charlie Hebdo et l’incendie de Notre-Dame.
A travers ces drames, nous voyons naitre, vivre, une conscience européenne commune et mesurons combien à Strasbourg c’est le cœur de l’Europe qui bat.

📌 Mon coup de gueule: il est insensé qu’alors que toutes les décisions importantes pour notre pays se prennent à Bruxelles et Strasbourg, les médias n’en parlent jamais. Jamais nous ne sommes invités au JT de 20H, jamais un débat au PE n’a été retransmis. Tant qu’il y aura ce déficit démocratique, il ne faudra pas s’étonner que l’Europe soit mal connue et mal aimée.
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Intervention en plenière, 15/04/2019: FACILITER LES INVESTISSEMENTS TRANSFRONTIERES AU SEIN DE L’UE

FACILITER LES INVESTISSEMENTS TRANSFRONTIERES AU SEIN DE L’UE

Rapporteur pour le groupe PPE, Alain Lamassoure a participé à l’adoption aujourd’hui en plénière des accords trouvés entre le Parlement et le Conseil sur la directive et le règlement relatifs à la distribution transfrontière des fonds communs de placement.

Ces textes s’inscrivent dans la droite ligne du parachèvement de la construction de l’Union des marchés de capitaux, qui fut l’une des priorités de cette Commission. Ils entendent lever les barrières injustifiées freinant l’investissement transfrontière au sein de l’Union, permettant de poursuivre le renforcement de marchés financiers véritablement européens et dynamiques.

L’accord trouvé donne les moyens aux fonds européens d’explorer, d’entrer et, le cas échant, de se retirer plus facilement du marché d’un autre Etat membre que son Etat membre d’origine, tout en gardant les garde-fous nécessaires afin éviter que ces nouvelles opportunités ne donnent lieu à des contournements potentiels, notamment de la part d’acteurs de pays tiers. Sous l’impulsion du Parlement, l’accord donne également un rôle accru à l’Autorité Européenne des Marchés Financiers.

A ce sujet, le député a déclaré : “En des temps où l’idée d’une supervision au niveau d’autorités européennes semble parfois contestée, je me réjouis de voir que le compromis, répondant à la volonté du Parlement, donne un rôle accru à l’Autorité Européenne des Marchés Financiers. Cette évolution vers plus de supervision commune est un volet indispensable au fonctionnement fluide et efficace de notre Union des marchés de capitaux.”
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“Sur l’Europe, les positions de Bellamy et Macron sont très voisines”, Le Point, 14/04/2019

ENTRETIEN. Bellamy, Macron, immigration… Avant de quitter Strasbourg, l’eurodéputé dresse le bilan de son expérience et distribue bons et mauvais points.

Par

Modifié le – Publié le | Le Point.fr

Si j’étais Président de la Commission… – Article pour “Marianne”

“Ouvrir partout des points d’information”

“Mes premiers mots seraient pour remercier mes électeurs, les vrais : tous les citoyens européens qui auront participé aux élections du 26 mai. Car, à travers l’élection du Parlement, ce sont les citoyens qui élisent désormais le président du pouvoir exécutif européen. Et je m’inviterais régulièrement tout au long de mon mandat dans les JT de 20 heures, pour rendre compte à tous mes électeurs. J’inviterais toutes les administrations nationales et toutes les villes à ouvrir partout des points d’information Europe. Pour faire remonter du pays profond les projets innovants que même les gouvernements ignorent. Et pour informer les citoyens des milliers de projets aidés chez eux par l’Europe dont ils n’ont jamais connaissance. L’Union se veut “unie dans la diversité”. Je lui proposerais d’agir unie dans l’action face aux défis du siècle, et de vivre pleinement sa diversité, qui est bel et bien l’âme de l’Europe.”

Article publié dans Marianne n°151, 5 avril 2019

VIDEO – La fin de la mode anti-européenne

La France est un pays de mode. En ce moment, la mode est de dire que le Parlement européen va être balayé par une vague eurosceptique. Depuis le #Brexit, il n’y a quasiment plus aucun parti, même populistes ou nationalistes, qui défende l’idée que leur pays doit quitter l’Union.

Avons-nous vraiment mesuré comment @MLP_officiel a annoncé officiellement à proposer que la France quitte l’euro et l’UE. La semaine dernière, le parti le plus anciennement anti-européen, le Parti de gauche suédois Vansterpartiet , a annoncé qu’il plaiderait en faveur du maintien de la #Suède dans l’#UE.

Autre phénomène: des partis politiques nés de l’hostilité à l”UE change de programme. #UKIP ne s’intéresse plus au #Brexit mais est devenu un parti anti-immigrés. L’#AfD crée pour faire sortir l’Allemagne de l’euro est devenu un parti anti-immigrés et anti-islamistes.

Les partis eurosceptiques sont incapables de s’unir. #Orban et #Salvini ont des positions diamétralement opposées sur l’immigration. #Salvini fait financer ses campagnes par #Putin alors que #Kaczyński est anti-russe. #MLP est contre l’élargissement, #Salvini souhaite élargir à la #Turquie

Dans le #PE actuel, nous avons déjà 150 députés europhobes, incapables de s’unir entre eux. En 5 ans, ils n’auront pas changé un seul vote. La campagne de @MLP_officiel va être douloureuse quand elle sera incapable de démontrer ce qu’elle a fait de ses 24 MEPS, 1/3 des députés français.
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“Avec les Pays-Bas, les positions divergent depuis maintenant quinze ans” – L’Express (01/03/2019)

Par Bogdan Bodnar, publié le , mis à jour le

L'eurodéputé Alain Lamassoure.

Pour le député européen Alain Lamassoure, l’opposition entre la France et les Pays-Bas dépasse la question d’Air France-KLM.

“Inamicale” et “incompréhensible”. C’est ainsi que le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qualifiait ce mercredi l’opération, qui a permis aux Pays-Bas de porter à 14 % leur part au sein du capital du groupe aérien Air France-KLM. Avec cette entrée surprise, l’État Néerlandais atteint une part équivalente à celle de la France (14,3 %) mais a provoqué la stupéfaction de l’Élysée, si bien que le président Emmanuel Macron réclame à La Haye des clarifications.

La relation entre les deux pays n’est plus au beau fixe. Ces dernières années les divergences sont nombreuses, principalement sur les questions européennes. Dernier épisode en date, l’adoption d’un budget propre aux pays membres de la zone euro, porté Emmanuel Macron, et qui serait mis à contribution pour rétablir les déséquilibres monétaires. Les Pays-Bas se montraient sceptiques, Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais déclarait devant les eurodéputés cet été, refuser une “redistribution de la prospérité”. Alain Lamassoure, député européen depuis vingt ans et président de la délégation française du Parti populaire européen (centre droit / droite), majoritaire au Parlement, met en évidence un désaccord persistant entre deux visions de l’Europe.
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VIDEO – Débat en plénière – Rapport coopérations renforcées

Je me réjouis et remercie mes collègues de cette large majorité. C’est le dernier rapport que je présente en plénière après 23 ans passés au Parlement européen. En 1989, je suis entré dans un forum politique limité à une partie de l’Europe à l’Ouest du rideau de fer. Le Parlement que je quitterai dans quelques semaines est un vrai Parlement européen avec une capacité législative.

Je tiens à remercier mes collègues, les collaborateurs du Parlement et des groupes, et mes assistants pour le plaisir d’avoir travaillé avec eux.

Grâce à vous, chers collègues, j’ai appris que l’écoute, le dialogue, le respect mutuel, l’obsession de l’intérêt commun, la recherche de compromis étaient bien plus efficaces que l’affrontement partisan systématique qui caractérise la politique nationale. Beaucoup de nos parlements nationaux et une prestigieuse capitale outre-Atlantique auraient beaucoup de leçons à apprendre ici.

Mon honneur restera d’avoir été un ouvrier anonyme, humble mais fier d’avoir apporté sa pierre à la construction politique qui marquera à jamais l’Histoire de notre continent.

Dans le futur Parlement européen, je souhaite que la majorité qui vient de s’exprimer soit unie pour adapter notre Union aux nouveaux défis du siècle.

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